Ne laissons pas tomber l’agriculture urbaine à Bruxelles 

Le 30 avril dernier, j’ai déposé une question d’actualité au Parlement bruxellois pour interpeller le Ministre Alain Maron sur une situation particulièrement alarmante : la FedeAU, la Fédération bruxelloise de l’Agriculture Urbaine, est aujourd’hui menacée de devoir cesser ses activités, faute de subsides. 

La FedeAU regroupe une cinquantaine d’initiatives à Bruxelles : des potagers collectifs, des fermes urbaines, des projets pédagogiques et solidaires qui produisent localement de la nourriture tout en créant du lien social. Elle est un acteur-clé de la transition vers une alimentation durable dans notre région. 

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 

 ➡️ 400 emplois concernés 

 ➡️ 470 tonnes de nourriture produites chaque année 

 ➡️ 85.000 Bruxellois·es sensibilisé·e·s à une alimentation plus responsable 

Et pourtant, le subside 2024 n’a toujours pas été versé, malgré les annonces de soutien. Si rien ne change, la FedeAU devra licencier du personnel dès juin. 

J’ai donc interrogé le ministre sur trois points précis : 

  1. Où en est le traitement de ce dossier ? 
  1. Quels sont les freins éventuels ? 
  1. Le cabinet a-t-il rencontré les représentant·e·s de la FedeAU ? 

L’agriculture urbaine n’est pas un gadget. C’est un pilier de la ville durable, inclusive et résiliente que nous voulons construire. Elle crée de l’emploi local, renforce la souveraineté alimentaire, sensibilise les citoyens, et donne du sens à l’espace urbain. 

Je continuerai à me mobiliser pour que ces projets, porteurs de solutions concrètes, soient pleinement reconnus et soutenus.